En Passant #9 – L’incommensurable bonheur d’avoir un enfant !

bébé

Une fois n’est pas coutume un petit article perso !

Je l’ai un peu évoqué ces derniers mois. L’héritier a pointé le bout de son nez il y a un mois maintenant. C’est aussi pour cette raison que j’ai moins publié ces derniers temps.

Je voulais évoquer avec vous cette incroyable expérience. Vous me direz : pourquoi ?! Je ne suis ni la première, ni la dernière à avoir un enfant. Je dirais même qu’il parait anormal pour les gens de ne pas avoir d’enfants … Et justement, c’est aussi pour cela que je voulais en faire un article.

En effet, le problème de notre société c’est que tout au long de notre vie on doit faire comme tout le monde : « pourquoi tu n’as pas de petit copain? » quand tu es célibataire ; « quand est-ce que vous vous mariez ? » quand tu es en couple  ; « c’est pour quand le bébé ? » ; « c’est pour quand le deuxième ? » alors que le premier est à peine né … On peut ne pas avoir envie de se marier, ne pas vouloir d’enfants … ce qui était mon cas auparavant !

Il y a quelques années, du temps où je vivais d’amour (physique) et d’eau (rosé) fraîche à Paris mes préoccupations étaient plutôt de m’épanouir dans mon boulot, de prendre l’apéro avec mes copines et de danser jusqu’à pas d’heures ! Bref, de profiter !!!

Je n’ai jamais eu la fibre maternelle et je n’ai jamais eu peur de le dire, déjà ado. Les enfants ne m’ont jamais attirés. Je ne me suis jamais jetée sur une poussette pour admirer un bébé. Ces petites choses me laissaient totalement de marbre. J’étais même plus que virulente quand j’expliquais que je ne voyais pas l’intérêt d’avoir un enfant. Pour s’encombrer de quelque chose qui va nous contraindre toute notre vie, nous réveiller la nuit, pleurer tout le temps, et je ne parle même pas des couches à changer !!! Qui nous dira « MERDE » à l’adolescence et qui prendra ses clics et ses clacs à 18 ans pour aller vivre sa vie ailleurs alors qu’on aura tout fait pour lui … Et ne parlons pas du fait de laisser sur terre une descendance, je n’ai jamais compris cet argument. Lors de notre préparation au mariage j’avais d’ailleurs évoqué ce sujet avec un jésuite auquel j’avais dit que pour moi mettre un enfant au monde était surtout une grande responsabilité. J’avais le sentiment que des fois les parents font des enfants pour eux et que cela relève plus d’un certain égoïsme étant donné qu’ils ne pensent pas forcément à l’intérêt de l’enfant. Car oui, la vie n’est pas toujours facile et on peut se demander si c’est un cadeau pour lui de le mettre au monde.

Je ne dis pas que ma vision des choses n’était pas également égoïste. En effet, une des raisons pour lesquelles je ne souhaitais pas d’enfants était aussi cette responsabilité ad vitam aeternam envers un être humain, dont je n’avais pas forcément envie. Notre vie est déjà pleine de contraintes inhérentes aux autres : son conjoint (la vie à deux n’est pas toujours facile, il faut faire des compromis), sa famille (on ne l’a choisi pas et il faut bien faire avec ses défauts même si on l’aime de tout notre coeur), ses collègues (il faut bien bosser pour vivre), et je ne parle même pas de tous ces gens qui gravitent autour de vous, que vous devez supporter et que vous n’avez pas choisi.  Ceci ne s’applique pas avec les amis, car justement, si ce sont vos amis c’est que vous vous êtes choisi mutuellement et que c’est un plaisir de se voir ! Mais un enfant, c’est du temps, beaucoup de temps, de l’implication … et jusqu’à notre mort. Et ce temps on ne l’utilise pas pour nous du coup ! Tout ça faisait donc que je criais haut et fort, que non, je ne m’encombrerais pas d’un mioche !!!

Et puis la vie fait son chemin. On rencontre quelqu’un avec qui ça devient sérieux. Et celui-ci nous explique rapidement qu’il ne se voit pas sans enfants. Pas tout de suite, mais pourquoi continuer une relation qui ne lui permettrait pas d’avoir un enfant un jour ?! Et là, on tempère un peu ses propos. OK je ne veux pas d’enfants … mais bon, là j’ai envie de profiter de la vie mais qui sait un jour peut-être j’en aurais envie aussi. Je ne suis pas complètement fermée non plus ! Le temps passe, on s’installe, on déménage, on se marie … et puis on réfléchit. Toute seule. Dans un coin de la tête l’idée fait son chemin. Bientôt 33 ans. Et si, comme le disent les parents autour de nous c’était génial d’avoir des enfants. Et si je passais à côté de quelque chose ?! Après un an de réflexion, j’ai sauté le pas. Un mois après j’étais enceinte … et je flippais grave !!! Qu’est-ce que j’avais fait !

Si ce n’est un contexte perso pas toujours évident, ma grossesse s’est passée merveilleusement bien. J’avais peur des sensations quand il bougerait dans mon ventre, mais ce fut juste top. J’avais peur de l’accouchement, mais j’ai eu une sage femme géniale. Tout s’est parfaitement bien passé. Et puis j’ai vu sa main. Puis son petit visage. Et là j’ai compris ce que c’était d’être mère ! C’est tout simplement merveilleux !!! Je ne pensais pas pouvoir ressentir autant de bonheur. Rien n’équivaut ce que nous donne un enfant. Aucun mots n’existe pour définir le bonheur qu’on ressent ! Et je peux vous dire, que mon entourage serait surpris de m’entendre dire une chose pareil au sujet d’un enfant.

Effectivement au bout d’un mois, je vous confirme qu’il y a la fatigue. Liée aux biberons la nuit, au rythme qu’un bébé donne aux journées avec ses biberons toutes les 3/4 heures, qu’il faut lui donner du temps. Et il est primordial de se préparer au temps à donner à ce petit être. Se préparer à la liberté qu’on a plus autant. Mais cela n’est plus si grave une fois qu’on l’a dans les bras et qu’il nous fixe avec ses petits yeux. Et c’est encore plus merveilleux quand il commence à faire des sourires !

Alors si vous aussi vous êtes réticente, vous avez peur de perdre votre indépendance, des responsabilités … n’ayez plus peur ! On ne naît pas forcément maternelle, on le devient naturellement quand son bébé arrive. Ca serait tellement dommage de passer à côté d’un tel bonheur !

Aller, après ce moment « cuicui les petits oiseaux, la vie est trop trop belle, je suis sur mon petit nuage », je vous laisse, j’ai un biberon à donner ! c’est pas le tout …

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